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29/01/2014

LE TRAUMATISME PSYCHIQUE

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Le traumatisme psychique est un phénomène qui se déroule au sein du psychisme, sous l’impact d’un événement potentiellement traumatisant. Vécu dans la frayeur, l’horreur et le sentiment d’impuissance en conjoncture d’absence de secours, il ne se réduit pas seulement à la composante énergétique d’effraction des défenses psychiques, mais il implique aussi une expérience de confrontation soudaine avec le réel de la mort, sans médiation du système signifiant qui dans la vie courante préserve le sujet de ce contact brut. Le plus profond de cette expérience est la perception inopinée du néant. Par là même, l’expérience traumatique renvoie à l’expérience originaire. Cette perception n’est elle pas à voir comme une protection contre la violence de l’intrusion ?

 

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08/06/2013

La douleur qui se tait n'en est que plus funeste

L'inceste est une violence, l'incestuel l'est tout autant : c'est une violence organisée secrète discrète, et passe facilement inaperçue.

 

La douleur qui se tait n'en est que plus funeste. (Racine)

05/06/2013

L'affaire Kazkaz : syndrome de Munchausen par procuration

SYNDROME DE MUNCHAUSEN PAR PROCURATION

 

Dans l'affaire Kazkaz, la femme énergique et autoritaire était atteinte du «syndrome de Munchausen par procuration», une affection qui conduit une mère à inventer et provoquer des maladies à son enfant.
En injectant de l'insuline et des antidiabétiques de synthèse à Caroline, Liliane a induit en erreur les meilleurs médecins, qui ont cru que sa fille souffrait d'une tumeur au pancréas. Hospitalisée à l'hôpital Necker-Enfants malades à Paris, Caroline a été opérée le 8 août 1990, pour une ablation partielle -mais inutile- du pancréas.

Le terme de syndrome de Munchausen par procuration désigne un trouble factice au cours duquel un parent, la mère généralement, produit ou simule chez l'enfant des symptômes ou une maladie dans le but de lui faire jouer le rôle du malade, puis le présente aux médecins pour qu'il soit soumis à des traitements et à des examens multiples.

Le DSM-IV ne considère pas le syndrome de Munchausen comme une maladie mentale. Il le définit comme une production intentionnelle où le fait de feindre des signes physiques chez une personne dont on prend soin, se fait dans le but de lui faire jouer le rôle du malade. Dans ce syndrome, la perception du caractère bien ou mal est quasiment toujours présente et apparaît indirectement évidente par le caractère prémédité et simulé de ces faits Sinon, les méfaits ne seraient pas perpétrés de manière déguisée et secrète.

Cette forme grave de maltraitance est caractérisée par une double distorsion de la triade classique en pédiatrie : parents-enfant-médecin.

En effet, la mère exerce son action sur l'enfant, mais aussi influence et manipule le corps médical. Les médecins  prescrivent des examens complémentaires, des bilans invasifs voire des interventions chirurgicales inutiles et même dangereux pour l'enfant, jouant un rôle important dans la génèse et la durée de ce syndrome, se détournant à leur insu de leur fonction soignante.

C'est donc la conséquence d'un double mécanisme de maltraitance, à savoir l'action du parent et celle involontaire des médecins.

Le terme de syndrome de Munchausen par procuration ne sous entend pas une procuration du parent à l'enfant, car si l'enfant joue le rôle du malade à la place de sa mère, il n'a aucun pouvoir. C'est l'agresseur qui demeure le principal acteur en instrumentalisant son enfant, en s'en remettant au médecin pour agir. Celui ci ignore sa participation, ce qui concourt à retarder le diagnostic, parfois posé après de nombreuses années. L'affaire Kazkaz est une illustration du processus opératoire de cette maltraitance.

Peu étudiée en France, cette maltraitance induit  chez l'enfant un traumatisme majeur.

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04/12/2012

L'inceste

L'inceste n'est autre que le crime psychique de l’autre qui aide les agresseurs à survivre voire même à exister psychiquement tandis que les victimes se mutilent psychiquement pour survivre.  C’est bien ici à la faveur de la disparition, même transitoire, d’un des deux sujets que se développe la clinique du vainceste,vampirisme,crime,violencempirisme.

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02/03/2012

TRANSMISSION TRANSGENERATIONNELLE

transmission transgénérationnelle,traumatisme,génogramme,violenceLes caractéristiques de la transmission psychique :

La théorie de la transmission se repose sur la métaphore du fluide, comme le sang, les ondes, le magnétisme, l'électricité. C’est cette nature fluide qui fait qu'elle coule dans la continuité du temps et de l'espace, à travers les vecteurs qui transportent les objets de la transmission. Freud pense que ce qui est libre dans l’énergie psychique c'est sa mobilité de déplacement ce qui facilite la transmission des représentations et le travail de la pensée.

 

La transmission et la temporalité :

La transmission se fait dans le temps et la durée.

La transmission et la trace :

La transmission est conservée à travers les traces.

Le génogramme inclut par le sujet tout ce qui est connu et pensé à propos de la famille et de ses membres. Il permet au patient comme au thérapeute d’accéder à une quantité d'informations considérables mais également de repérer d'éventuelles répétitions d’une génération à une autre, d’événements de comportements, de modèles conjugaux, parentaux.

Nous avons constaté aussi que la transmission intergénérationnelle d’un traumatisme se fait par le biais d'un comportement violent qui se manifeste par la maltraitance physique et psychologique. Nous considérons que la maltraitance est un message ou un langage corporel de la normalisation de la violence. Autrement dit le traumatisme passe par le comportement violent d’un parent envers l’enfant.

Nous terminons par dire que le traumatisme d'un parent avec ses retombées émotionnelles peut se transmet à la génération suivante, que les affects et les émotions passent par la parole ou par des comportements, comme les parents transmettent à leurs enfants un système de croyances et de valeurs, ils peuvent également leurs transmettre des modèles émotionnels de conflits et de tensions.

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04/09/2011

GENOGRAMME ET TRANSMISSION TRANSGENERATIONNELLE

Le génogramme est un arbre généalogique sur trois générations. Il comporte certains faits de vie qui mettent en évidence les liens entre enfants, parents et grands-parents. Nous savons maintenant que de nombreuses choses se passent dans la transmission et le non-dit. Nous ne pouvons plus concevoir  l’idée que tout nous est transmis par nos seuls parents. Nous avons un passé familial, des traumatismes hérités de nos grands-parents et arrière-grands-parents.

Grâce au génogramme, on constate que les traumatismes - abus sexuels, violences conjugales… - se retrouvent tout au long d’une histoire, souvent sur plusieurs générations. Une « loyauté invisible » existe dans ces familles... à mettre au jour pour éviter qu’elle agisse dans l’ombre.

15/06/2010

MALTRAITANCE

 

 

Les premières approches d'enfants ont été celles d'enfants victimes de violences physiques avérées et présentant diverses traces de sévices subis tels qu'hématomes, fractures et brûlures. L'intérêt s'est ensuite porté sur les carences de soins massives se manisfestant par des troubles de l'état général, des blocages de croissance, des retards psychomoteurs ou des troubles du comportement.. Il porte aussi aujourd'hui sur les mauvais traitements psychologiques. Abus physiques, violence psychologique, et négligences constituent un problème à la fois fréquent et grave. Si le cas des enfants martytisés est particulièrement préoccupant, il ne faut pas pour autant négliger les enfants beaucoup plus nombreux qui souffrent de violences psychologiques longtemps ignorées des statistiques. Les conséquence des maltraitance sont particulièrement graves : énurésie, encoprésie, perte d'appétit , d'autres sont d'ordre émotionnel : dépendance, dépressivité, conduites de retrait , d'autres encore d'ordre cognitif : incompétence, retard d'ordre intellectuel ou comportemental, délinquance, agressivité, prostitution. On relève également des difficultés d'attention et de persévérance, un manque de contrôle de soi, des conduites agressives, des sentiments de culpabilité, des conduites autodestructrices et une profonde détresse.

Il s'avèrerait urgent de prévenir la mise en acte de la maltraitance, cette prévention pouvant s'effectuer au niveau des familles connues pour présenter un risque particulier de danger pour l'enfant. Mais elle pourrait aussi intervenir auprès de populations que des interventions psychosociales de masse, par l'intermédiaire des médias par exemple, pourraient aider à mieux intégrer ce que l'on peut et ne peut faire à un enfant.

La rencontre individuelle avec l'enfant victime de maltraitance physique ou sexuelle s'est bien améliorée. Pour qu'il se libère de son traumatisme, on sait mieux combien il est important de l'amener à parler de l'histoire interactionnelle et verbale de son « enrôlement » dans la maltraitance et aussi à évoquer l'un ou l'autre fait précis et leur contexte émotionnel et verbal. Il faut aller à la rencontre des soucis et questions qu'il exprime spontanément, quelles qu'elles soient, et sans doute ouvrir la porte à d'autres préoccupations qu'il n'émettrait pas spontanément ( par exemple : mauvaise image de soi rémanente; peur pour l'intégrité présente et à venir du corps sexué ; culpabilité pour s'être montré passif, s'être tu ou avoir éprouvé du plaisir, etc.). Il faut encore veiller à ne pas réduire l'enfant à la dimension « blessée » de son être.jyh-M4J.jpg

 

 

 

 

 

Collection "Max et Lili"

31/03/2010

L' automutilation à l'adolescence

Angoisse.jpgL’automutilation est une blessure que l’on s’inflige  soi-même. Il s’agit de violences physiques cutanées qui comprennent, outre des lacérations, des brûlures, essentiellement avec des cigarettes. Ce comportement prédomine à l’adolescence et particulièrement chez les filles.

« Se couper » soulage une douleur intérieure : le sang qui coule remplace les larmes. Les coupures par les lames  calment  l’angoisse.

La souffrance provoquée leur permet de se sentir « vivre ». Il arrive que ce sentiment d’exister soit particulièrement faible, et c’est dans ce contexte que les automutilations interviennent : souffrir donne le sentiment d’exister quand plus rien n’existe ou quand on a le sentiment de ne plus exister  pour soi, donc permet durant un laps de temps de sortir d’un statut de mort-vivant.

Dès que l’angoisse excède un certain seuil, le sang versé silencieusement et secrètement  apaise l’excès de tension sans pour autant alerter la famille, violence muette retournée contre soi. Ainsi les apparences sont sauves… 

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11/03/2010

TRAUMATISME PSYCHIQUE

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Evènement qui par sa violence et sa soudaineté, entraîne un afflux d’excitation suffisant à mettre en échec les mécanismes de défense habituellement efficaces, le traumatisme produit souvent un état de sidération et entraîne à plus ou moins long terme une désorganisation dans l’économie psychique. Ce qui rend une expérience traumatisante, est bien l’incapacité de l’appareil psychique à évacuer selon le principe de constance l’excès d’excitation, qu’elle provienne de l’action pathogène d’un évènement brutal ou encore d’une série d’incidents dont l’effet s’additionne.

L’accent est mis sur l’état de détresse, ce qu’éprouve le bébé sans recours  à un état de tension en l’absence de sa mère devient le prototype de toutes les  situations traumatiques  quand l’angoisse signal d’alarme faisant défaut, le Moi se trouve submergé par l’irruption pulsionnelle et impuissant à la contenir.

Des réflexions freudiennes de 1926 s’est dégagée de nos jours la notion de traumatisme narcissique, correspondant à l’incapacité du Moi à lier l’excitation consécutive à une perte qu’elle soit objectale ou narcissique, présentée par les patients dans un deuil pathologique.

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26/02/2010

L'INCESTE, UNE SOUFFRANCE MUETTE

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L'inceste est une irruption des fantasmes d'un adulte dans la réalité de l'enfant.

Dans le secret familial, l'enfant abusé vit un profond traumatisme tant physique que psychique:

·         l'enfant abusé, est comme toute victime de violence, sous l'emprise de son abuseur,

·         tiraillé entre l'amour qu'il éprouve pour les siens et ce qu'on lui fait subir, la culpabilité l'enferme dans une situation vécue comme sans issue,

·         la confusion des rôles, des fonctions et des places de chacun est telle qu'elle génère chez la victime une souffrance indescriptible.

 

En thérapie, ces dessins expriment à mots couverts le drame familial dans lequel il baigne.

     La levée du secret est un moment délicat pour l’enfant qui décide de parler, dans la mesure où il est pris dans une relation d’ambivalence vis-à-vis de l’auteur. L’enfant demande uniquement que la violence ou la maltraitance cesse, mais il ne demande pas nécessairement à être séparé́ de l’un de ses parents, ni que l’un d’eux soit envoyé́ en prison. Il faut parfois beaucoup de temps avant que l'enfant se décide à enfreindre l'interdiction de parler.

     Les blessures tues jusqu’alors peuvent s’estomper parce qu’elles ne restent pas plus longtemps emmagasinées dans l’inconscient.

01:47 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : traumatisme, inceste, violence, emprise, secret, maltraitance | |  del.icio.us | | Digg! Digg | | |

 
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