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18/09/2010

L'ADOLESCENCE

La crise pubertaire et de l'adolescence ne se conçoit que comme ≪ après-coup≫ de ≪ micro ≫ ou ≪ macro ≫ traumatismes infantiles, l'adolescence elle-même, d'avec son excès pulsionnel, étant une période ≪ traumatogène≫. Epoque d'une difficile séparation avec les parents, le ≪ travail d'adolescence ≫ est comparable a celui d'un deuil inachevé : l'affect qui prédomine a cette époque est souvent l'affect dépressif de base, le mal-être.

Il y a, a cet age, une mélancolisation du lien qui permet de comprendre bien des actes suicidaires et le recours par la suite au comportement addictif.

Tout adolescent y est un dépressif narcissique qui est en deuil, a savoir l'ambiance maternelle et familiale, et cela jusqu'au ≪ narcissisme négatif ≫ C'est d'ailleurs de vouloir inconsciemment protéger la mère que l'adolescent se tuera ou, parfois, développera une personnalité en faux-self.

 

 

image extraite de lespetitesverites.blogspot.com/2008/10/la-lib...adolescence400.jpg

01:56 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : crise, traumatismes, séparation, deuil, dépression, suicide, mère, faux self | |  del.icio.us | | Digg! Digg | | |

27/05/2010

BOULIMIE

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La boulimie est un des troubles des conduites alimentaires, qui se caractérise par un rapport pathologique à la nourriture se manifestant par des ingestions excessives d'aliments, de façon répétitive et durable. On peut observer chez les personnes boulimiques une dynamique de suradaptation à l’environnement. Les besoins et les désirs de l’environnement sont prioritaires, les leurs sont réprimés, vécus comme dangereux car elles ont peur de perdre l’amour de l’autre.

C'est pour cela qu'il y a incapacité à opposer un refus sinon par la fuite, une peur de la confrontation, une trop grande sensibilité au regard de l'autre. Elles développent ainsi une fausse personnalité, un faux-self. En conséquence, elles sont souvent dans l'ignorance de ce qu'elles veulent, indépendamment de leur besoin d'être aimées.

On retrouve un sentiment constant de vide et d’ennui, la terreur de décevoir l’autre, l’angoisse d’abandon, le sentiment d’être transparente, la solitude, la nullité et la honte, la rage quand elle déborde et bien sûr la culpabilité. La personne se coupe de beaucoup de ses émotions. Le fait même d’être dans le désir de l’autre entraîne la négligence de leur propre ressenti. Pour survivre, il va être indispensable de garder l’illusion d’avoir de bons parents, au prix du refoulement du passé, du déni et du clivage. ll y a anesthésie des émotions y compris de la souffrance. La personne devra se sentir accompagnée par le thérapeute, suffisamment rassurant et ferme pour qu’elle accepte d’écouter leurs ressentis.

L’amélioration se manifeste aussi par une meilleure tolérance au bon et au mauvais, avec soi et avec l’environnement. Elles supportent mieux les frustrations de la vie, elles deviennent moins sensibles au regard d’autrui et sont moins corrosives vis-à-vis d’elles-mêmes. Le contenu des émergences se modifie avec moins de honte et de mépris de soi. La disparition du déni et la diminution des phénomènes de clivage montrent qu’elles peuvent se confronter à la souffrance sans trop de désorganisation et de clivage.

 

 

 

00:21 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boulimie, déni, clivage, faux self, angoisse, honte, rage, culpabilité | |  del.icio.us | | Digg! Digg | | |

 
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