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27/05/2010

BOULIMIE

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La boulimie est un des troubles des conduites alimentaires, qui se caractérise par un rapport pathologique à la nourriture se manifestant par des ingestions excessives d'aliments, de façon répétitive et durable. On peut observer chez les personnes boulimiques une dynamique de suradaptation à l’environnement. Les besoins et les désirs de l’environnement sont prioritaires, les leurs sont réprimés, vécus comme dangereux car elles ont peur de perdre l’amour de l’autre.

C'est pour cela qu'il y a incapacité à opposer un refus sinon par la fuite, une peur de la confrontation, une trop grande sensibilité au regard de l'autre. Elles développent ainsi une fausse personnalité, un faux-self. En conséquence, elles sont souvent dans l'ignorance de ce qu'elles veulent, indépendamment de leur besoin d'être aimées.

On retrouve un sentiment constant de vide et d’ennui, la terreur de décevoir l’autre, l’angoisse d’abandon, le sentiment d’être transparente, la solitude, la nullité et la honte, la rage quand elle déborde et bien sûr la culpabilité. La personne se coupe de beaucoup de ses émotions. Le fait même d’être dans le désir de l’autre entraîne la négligence de leur propre ressenti. Pour survivre, il va être indispensable de garder l’illusion d’avoir de bons parents, au prix du refoulement du passé, du déni et du clivage. ll y a anesthésie des émotions y compris de la souffrance. La personne devra se sentir accompagnée par le thérapeute, suffisamment rassurant et ferme pour qu’elle accepte d’écouter leurs ressentis.

L’amélioration se manifeste aussi par une meilleure tolérance au bon et au mauvais, avec soi et avec l’environnement. Elles supportent mieux les frustrations de la vie, elles deviennent moins sensibles au regard d’autrui et sont moins corrosives vis-à-vis d’elles-mêmes. Le contenu des émergences se modifie avec moins de honte et de mépris de soi. La disparition du déni et la diminution des phénomènes de clivage montrent qu’elles peuvent se confronter à la souffrance sans trop de désorganisation et de clivage.

 

 

 

00:21 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : boulimie, déni, clivage, faux self, angoisse, honte, rage, culpabilité | |  del.icio.us | | Digg! Digg | | |

07/04/2010

ANOREXIE

regime-jeune.jpgAnorexie et fascination    :

L'anorexie mentale peut devenir facteur de fascination pour les parents. L'obstination de l'adolescente dans son refus de se nourrir en arrive à apparaître comme une force qui à défaut de rassurer , fascine une famille en désarroi.

La conduite anorexique prend une dimension fétichiste faite d'un mélange de maîtrise, de déni et d'idéalisation. L'anorexique est dans le contrôle et la maîtrise permanente de ses besoins physiologiques, ce qui renvoie forcément  l'image d'une puissance enviable.

Cette dimension fétichiste confère à l'anorexique, une place particulière faite de pouvoir similaire à celle de la figure grand-parentale.

La force du symptôme apparaît une fois encore de façon paradoxale , non seulement fascinante mais aussi rassurante.

Si les parents sont sollicités par l'inquiétude que provoque l'état de leur enfant, ils sont en même temps toujours tenus à l'écart par leur impuissance à les aider.

Grâce à la thérapie, la patiente devrait pouvoir abandonner sa conduite symptômatique et son refus d'identification maternelle. L'ensemble des investissements et des intérêts peut s'ouvrir dans un plaisir nouveau à échanger. En deux mots la patiente peut retrouver la responsabilité de sa guérison et le plaisir à réaliser ses potentialités personnelles.

00:54 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : anorexie, maîtrise, contrôle, déni, idéalisation, symptôme, thérapie | |  del.icio.us | | Digg! Digg | | |

21/03/2010

chagrin d'amour

919805336.jpgInutile de chercher à le nier : un chagrin d’amour fait très mal, et cette souffrance intense ne peut pas être gommée du jour au lendemain. Il faut du temps pour guérir : de trois à six mois pour celles qui ont une vie bien construite par ailleurs (un travail, des amis, des enfants qui ancrent dans le quotidien) à deux, voire trois ans quand d’autres difficultés creusent davantage la plaie. Inutile de se jeter sur les antidépresseurs, l’alcool ou le premier partenaire venu pour oublier au plus vite : cette attitude de peur ou de déni n’aide pas à guérir. Elle renforcerait au contraire la dépendance à l’autre. Le psychologue peut aider à effectuer le deuil de la personne aimée.

13:07 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chagrin, deuil, déni, alcool | |  del.icio.us | | Digg! Digg | | |

 
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