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21/06/2010

TRAUMATISME ET REPRESENTATION

imagesCA43US4T.jpgSi la fonction de représentation est interrompue, les expériences traumatiques ne passent plus correctement à l’inconscient. Normalement en effet le processus amenant les fantasmes vers l’inconscient ne détruit pas leurs représentants psychiques, mais les modifie seulement, et en particulier les règles de représentation, qui maintenant suivent les lois du processus primaire. Cependant, il ne me semble pas banal de souligner cette représentation dans l’inconscient. Les traumatismes empêchent le développement d’inconscient. Le vécu traumatique n’est donc pas refoulé.

 

Si la fonction de représentation est interrompue ou troublée, aucun symbole ne se forme. La structure d’expériences traumatiques n’est pas intégrée dans la relation triangulaire des signes décrite auparavant. À la place de la structure symbolique d’expériences conflictuelles se met une autre structure, qui se distingue par une logique binaire ou l’absence de logique. On peut citer ici des approches psychanalytiques diverses. Les expériences traumatiques restent – d’après Bion – des éléments bêta non digérés, et non pas des « choses en soi » inconscientes.

 

Ce que le traumatisme provoque, à savoir la naissance d’images et expériences d’effroi, isolées et indigestes, qui restent sans relations, cette dissociation comme effet traumatique est doublée en quelque sorte par une dissociation de défense ; utilisant une métaphore, je dirais qu’un deuxième mur est établi, pour isoler ainsi totalement les expériences éparses.

 

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15/06/2010

MALTRAITANCE

 

 

Les premières approches d'enfants ont été celles d'enfants victimes de violences physiques avérées et présentant diverses traces de sévices subis tels qu'hématomes, fractures et brûlures. L'intérêt s'est ensuite porté sur les carences de soins massives se manisfestant par des troubles de l'état général, des blocages de croissance, des retards psychomoteurs ou des troubles du comportement.. Il porte aussi aujourd'hui sur les mauvais traitements psychologiques. Abus physiques, violence psychologique, et négligences constituent un problème à la fois fréquent et grave. Si le cas des enfants martytisés est particulièrement préoccupant, il ne faut pas pour autant négliger les enfants beaucoup plus nombreux qui souffrent de violences psychologiques longtemps ignorées des statistiques. Les conséquence des maltraitance sont particulièrement graves : énurésie, encoprésie, perte d'appétit , d'autres sont d'ordre émotionnel : dépendance, dépressivité, conduites de retrait , d'autres encore d'ordre cognitif : incompétence, retard d'ordre intellectuel ou comportemental, délinquance, agressivité, prostitution. On relève également des difficultés d'attention et de persévérance, un manque de contrôle de soi, des conduites agressives, des sentiments de culpabilité, des conduites autodestructrices et une profonde détresse.

Il s'avèrerait urgent de prévenir la mise en acte de la maltraitance, cette prévention pouvant s'effectuer au niveau des familles connues pour présenter un risque particulier de danger pour l'enfant. Mais elle pourrait aussi intervenir auprès de populations que des interventions psychosociales de masse, par l'intermédiaire des médias par exemple, pourraient aider à mieux intégrer ce que l'on peut et ne peut faire à un enfant.

La rencontre individuelle avec l'enfant victime de maltraitance physique ou sexuelle s'est bien améliorée. Pour qu'il se libère de son traumatisme, on sait mieux combien il est important de l'amener à parler de l'histoire interactionnelle et verbale de son « enrôlement » dans la maltraitance et aussi à évoquer l'un ou l'autre fait précis et leur contexte émotionnel et verbal. Il faut aller à la rencontre des soucis et questions qu'il exprime spontanément, quelles qu'elles soient, et sans doute ouvrir la porte à d'autres préoccupations qu'il n'émettrait pas spontanément ( par exemple : mauvaise image de soi rémanente; peur pour l'intégrité présente et à venir du corps sexué ; culpabilité pour s'être montré passif, s'être tu ou avoir éprouvé du plaisir, etc.). Il faut encore veiller à ne pas réduire l'enfant à la dimension « blessée » de son être.jyh-M4J.jpg

 

 

 

 

 

Collection "Max et Lili"

 
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