02.03.2012
TRANSMISSION TRANSGENERATIONNELLE
Les caractéristiques de la transmission psychique :
La théorie de la transmission se repose sur la métaphore du fluide, comme le sang, les ondes, le magnétisme, l'électricité. C’est cette nature fluide qui fait qu'elle coule dans la continuité du temps et de l'espace, à travers les vecteurs qui transportent les objets de la transmission. Freud pense que ce qui est libre dans l’énergie psychique c'est sa mobilité de déplacement ce qui facilite la transmission des représentations et le travail de la pensée.
La transmission et la temporalité :
La transmission se fait dans le temps et la durée.
La transmission et la trace :
La transmission est conservée à travers les traces.
Le génogramme inclut par le sujet tout ce qui est connu et pensé à propos de la famille et de ses membres. Il permet au patient comme au thérapeute d’accéder à une quantité d'informations considérables mais également de repérer d'éventuelles répétitions d’une génération à une autre, d’événements de comportements, de modèles conjugaux, parentaux.
Nous avons constaté aussi que la transmission intergénérationnelle d’un traumatisme se fait par le biais d'un comportement violent qui se manifeste par la maltraitance physique et psychologique. Nous considérons que la maltraitance est un message ou un langage corporel de la normalisation de la violence. Autrement dit le traumatisme passe par le comportement violent d’un parent envers l’enfant.
Nous terminons par dire que le traumatisme d'un parent avec ses retombées émotionnelles peut se transmet à la génération suivante, que les affects et les émotions passent par la parole ou par des comportements, comme les parents transmettent à leurs enfants un système de croyances et de valeurs, ils peuvent également leurs transmettre des modèles émotionnels de conflits et de tensions.
11:04 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : transmission transgénérationnelle, traumatisme, génogramme, violence |
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04.09.2011
GENOGRAMME ET TRANSMISSION TRANSGENERATIONNELLE
Le génogramme est un arbre généalogique sur trois générations. Il comporte certains faits de vie qui mettent en évidence les liens entre enfants, parents et grands-parents. Nous savons maintenant que de nombreuses choses se passent dans la transmission et le non-dit. Nous ne pouvons plus concevoir l’idée que tout nous est transmis par nos seuls parents. Nous avons un passé familial, des traumatismes hérités de nos grands-parents et arrière-grands-parents.
Grâce au génogramme, on constate que les traumatismes - abus sexuels, violences conjugales… - se retrouvent tout au long d’une histoire, souvent sur plusieurs générations. Une « loyauté invisible » existe dans ces familles... à mettre au jour pour éviter qu’elle agisse dans l’ombre.
19:10 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : génogramme, traumatismes, abus sexuel, transmission transgénérationnelle, non-dit, violence |
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31.08.2011
CV
Catherine Granaux
13 rue Armand Carrel
75019 Paris
Mariée, 3 enfants.
Port: 06 19 97 39 96
e-mail: catherine.granaux@dartybox.com
Psychologue clinicienne
Formation
2011-2012 Doctorat en cours (Troisième année)
2008-2009 Master Recherche en psychologie clinique, paris VII
2007-2008 Master Professionnel Paris VII option sexualités et traumatismes
2006-2007 : Stage à l’Association Internationale des Victimes d’Inceste, modération des groupes de paroles, retranscription et entretiens.
Deuxième stage : création et animation de l’espace parents au centre social Belleville.
2005-2006 :
Stage à la polyclinique de Meudon (92) dans un service de gérontologie : entretiens cliniques, participation aux réunions de service hebdomadaires.
2004-2005
Stage à l’hôpital psychiatrique Roger Prévost à Moisselles (95) dans un service de pré-sortie.
De 1981 à 2004 : Secrétaire dans une société informatique
Projets Réalisés
Licence 2 : Mémoire sur la schizophrénie
Licence 3 : Mémoire sur la maltraitance sur l’enfant (Syndrome de Munchausen par procuration) et répercussions transgénérationnelles.
Master professionnel : Mémoire sur l’inceste et ses origines.
Master recherche : Mémoire sur l’incestuel et ses origines.
Doctorat : Thèse en cours sur les transmissions transgénérationnelles dans les diverses pathologies d’emprise.
- Participation à une émission sur le syndrome de Munchausen par procuration sur la chaîne
télévisée NRJ12
- Participation à une émission sur Europe 1 le 25/04/11 en direct sur un débat d’idées concernant les affaires criminelles et leur importance dans les médias.
Ce que révèle la terrible affaire de Nantes, pourquoi nous fascine-t-elle autant ? Avec Dominique Rizet, journaliste, chroniqueur dans l’émission « Faites entrer l’accusé ».
- Rédaction d'un article sur le stress au travail dans le magazine Handirect en 2011
14:36 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : psychologue, inceste, transgénérationnel, trauamtismes |
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28.04.2011
TRANSMISSION TRANSGENERATIONNELLE
En 1978, deux psychanalystes freudiens, Nicolas Abraham et Maria Torok (1) inventent les notions de cryptes et de fantômes pour expliquer leurs observations cliniques: ils imaginent qu'un secret ait pu être enfermé par le non-dit dans une crypte de l'inconscient familial et en resurgir pour influencer le comportement de leurs patients. Ce revenant est donc une formation de l'inconscient, né du secret inavouable d'un autre membre de la famille, et qui s'est transmis d'un inconscient à l'autre à travers les générations. Dans l'optique transgénérationnelle, une personne porteur de crypte, souffre d'une maladie généalogique familiale, d'une loyauté familiale inconsciente et/ou des conséquences d'un non-dit devenu secret.
Les manifestations sont très diverses. Il s'agit aussi bien de paroles et d'actes bizarres que de symptômes phobiques, obsessionnels, psychopathiques psychosomatiques et, parfois, psychotiques.
Photgraphie extraite de axial-media.over-blog.org
[1] Abraham N. et M. Torok, L'écorce et le noyau, Paris, Flammarion, 1987
23:36 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : secret, transgénérationnel, loyauté, non-dit, symptôme, phobie, obsessionnel, psychosomatique, psychotique |
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15.03.2011
PRESENTATION
Psychologue clinicienne
Catherine Granaux
Profession : psychologue clinicienne
Adresse professionnelle : 14 rue Condorcet 75009 Paris.
Métro Gare du Nord, Poissonnière ou St Georges.
Téléphone : 06 19 97 39 96
N° ADELI : 511 212 212 000 16
Qualification professionnelle : Psychologue qualifiée par Psy en mouvement
Courant méthodologique de psychothérapie : psychothérapie psychanalytique
Type de patients : Adolescent
Adulte
Angoisse, dépression, addiction, abus sexuel, inceste, maltraitance,
anorexie, boulimie.
Type de séance : Individuelle
En couple
Thérapie psychanalytique
Soutien psychologique
Passation éventuelle de test du Rorschach et du TAT
Génogramme de la famille
Description : Psychologue clinicienne titulaire du DESS de psychologie clinique et du DEA de psychologie clinique à Paris VII. DOCTORAT EN COURS.
09:05 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : angoisse, dépression, addiction, abus sexuel, inceste, maltraitance |
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07.12.2010
TOXICOMANIE
Pour le futur toxicomane, il va se passer, plus ou moins, quelque chose d'intermédiaire entre un stade du miroir réussi et un stade du miroir impossible.- L'enfant issu d'un milieu familial instable, non-sécurisant, aurait devant la glace l'impression d'un éclatement de son image, les milliers de morceaux de glace étant éparpillés partout. Il serait tentant de dire que les toxicomanes n'ont pas franchi l'étape du miroir, l'accès à l'unité de leur être. Ils sont dévorés par l'angoisse du morcellement ; le " miroir brisé " leur envoie une image d'eux-mêmes faite de mille possibilités mais d'une absence radicale d'unité.
- Le toxicomane présente une partie malade et une partie non malade puisque chez lui, le stade du miroir, que Jacques Lacan instaure comme organisateur du Je, est en réalité un "stade du miroir brisé".
- Avec cette notion, C. Olievenstein [1][1] indique un dérapage chez le sujet dépendant au niveau de la genèse de l'identification. Par cette métaphore de la brisure du miroir l'auteur explique que le sujet se découvre ainsi "autre", ce qui lui permet de rompre l'existence fusionnelle qu'il menait avec sa mère. Au moment où devait se constituer un moi différent du"Moi-fusionné-mère", tout se passe comme si, à cet instant, le miroir se brisait, renvoyant à la fois une image brisée et une incomplétude.
[1] C. Olievenstein: in "La vie du toxicomane", Paris PUF, "Nodules", 1982.
09:27 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : toxicomanie, mère, fusion, stade du miroir |
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18.09.2010
L'ADOLESCENCE
La crise pubertaire et de l'adolescence ne se conçoit que comme ≪ après-coup≫ de ≪ micro ≫ ou ≪ macro ≫ traumatismes infantiles, l'adolescence elle-même, d'avec son excès pulsionnel, étant une période ≪ traumatogène≫. Epoque d'une difficile séparation avec les parents, le ≪ travail d'adolescence ≫ est comparable a celui d'un deuil inachevé : l'affect qui prédomine a cette époque est souvent l'affect dépressif de base, le mal-être.
Il y a, a cet age, une mélancolisation du lien qui permet de comprendre bien des actes suicidaires et le recours par la suite au comportement addictif.
Tout adolescent y est un dépressif narcissique qui est en deuil, a savoir l'ambiance maternelle et familiale, et cela jusqu'au ≪ narcissisme négatif ≫ C'est d'ailleurs de vouloir inconsciemment protéger la mère que l'adolescent se tuera ou, parfois, développera une personnalité en faux-self.
image extraite de lespetitesverites.blogspot.com/
01:56 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : crise, traumatismes, séparation, deuil, dépression, suicide, mère, faux self |
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16.09.2010
LE SECRET DANS LES FAMILLES
Les secrets de famille créent chez ceux qui les gardent un clivage du moi, et chez leurs descendants comme une crypte et un fantôme, un non-dit, un impensé généalogique et divers traumatismes liés à la loyauté familiale invisible et au syndrome d'anniversaire. Nous distinguons le trauma - coup porté dans le réel - du traumatisme - coup porté dans la représentation du réel - chez les personnes traumatisées par un événement grave et surtout chez leurs enfants. Les trous et manques causés par les problèmes des parents peuvent se récupérer en psychothérapie.
01:59 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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16.07.2010
PHOBIE SCOLAIRE
On estime que 3 à 5 % des enfants en âge scolaire en sont atteints. À ses débuts, cette phobie se manifeste par de l'anxiété, des insomnies, des difficultés respiratoires, de l'eeczéma, de la tachycardie, des vomissements, des évanouissements... Pour ces raisons, le diagnostic de phobie scolaire n'est pas immédiatement posé et on perd souvent un temps précieux à rechercher d'autres causes. L'enfant atteint est rapidement épuisé tant physiquement que psychologiquement. Les absences sont d'abord espacées puis elles se rapprochent et aboutissent souvent à une déscolarisation complète car, plus le jeune s'absente de l'école, plus l'idée d'y retourner l'angoisse. L'obligation d'aller en cours se solde le plus souvent par de grosses crises et parfois même desconduites suicidaires.
Comme toute phobie, cette une peur immense, incontrôlable et inexplicable à première vue est en fait un trouble psychologique. Il est donc très difficile d'obliger une personne phobique à affronter sa phobie et, sans une aide psychologique, la phobie scolaire peut parfois prendre des formes graves et rendre impossible toute sortie hors du domicile familial : il arrive que certains ados passent des années scolaires entières à prendre des cours particuliers sans sortir de chez eux ni voir aucun ami. La question de l'avenir se pose alors. Le risque étant l'incapacité à vivre en société, à travailler, à avoir des relations sociales et affectives
08:59 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anxiété, insomnie, angoisse |
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02.07.2010
PERVERSION
Le pervers n'a pas un désir, mais un besoin demandant une satisfaction immédiate. L'autre n'existe pas. Le pervers pose la source de ce qui est bien et de ce qui est mal. Il existe chez lui des mécanismes abandonniques, ses modes de relation primitifs traduisant le manque de respect des parents à son égard. Il n'aura pas perception du manque, de l'interdit.
Sadisme : c'est le plaisir que l'on tire à faire souffrir ou humilier autrui. Dans le sadisme, il y a confusion entre le dynamisme érotique et le dynamisme agressif. Le but est de contrôler, maîtriser l'objet affectif corporellement (il y aura donc souvent investissement dans la musculature) et psychiquement (investissement dans les comportements manipulatoires.
Masochisme : c'est un retournement de l'agressivité sur soi. Le plaisir est atteint dans la souffrance et l'humiliation. La personne masochiste impose son scénario à son partenaire car celui-ci est un instrument pour lui.
Exhibitionnisme : c'est la tendance à montrer à des tiers ses organes sexuels, en érection ou non. Cela concerne essentiellement les jeunes hommes. Le but est de susciter l'effroi, le scandale. C'est alors une scène où les deux protagonistes se touchent du regard, avant la fuite. Le regard de la femme est l'équivalent du substitut phallique. Face à l'angoisse de castration, l'exhibitionniste a besoin que l'Autre réassure sa possession d'un pénis. Ce comportement correspond à la persistance d'une pulsion partielle qu'était l'exhibition devant la Mère pour la séduire.
Voyeurisme : consiste à épier autrui à son insu et dans son intimité. C'est un moyen pour contrôler visuellement la scène primitive vécue comme une agression dangereuse. C'est aussi un moyen de vivre par procuration le rapport sexuel sans la crainte du châtiment qu'est la castration. C'est enfin la recherche du pénis chez la femme.
Travestisme : c'est le plaisir sexuel apporté par le port du vêtement de l'autre sexe, ainsi que l'imitation des attitudes corporelles de cet autre sexe. Ce comportement correspond à une identification primaire à la Mère préœdipienne. La mère est vécue comme possédant le phallus (dans une inversion du complexe d'œdipe).
Fétichisme : perversion par déviation du but, le désir érotique se rapporte à une chose inanimée. C'est une défense contre l'angoisse de castration qui amène l'enfant à une véritable dénégation de l'absence de pénis chez sa mère. L'Objet fétiche est alors l'équivalent de ce phallus maternel dont la manifestation symbolique apparaît dans certains vêtements ou autres.
00:41 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : perversion, sadisme, masochisme, exhibitionnisme, voyeurisme, travestisme, fétichisme |
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21.06.2010
TRAUMATISME ET REPRESENTATION
Si la fonction de représentation est interrompue, les expériences traumatiques ne passent plus correctement à l’inconscient. Normalement en effet le processus amenant les fantasmes vers l’inconscient ne détruit pas leurs représentants psychiques, mais les modifie seulement, et en particulier les règles de représentation, qui maintenant suivent les lois du processus primaire. Cependant, il ne me semble pas banal de souligner cette représentation dans l’inconscient. Les traumatismes empêchent le développement d’inconscient. Le vécu traumatique n’est donc pas refoulé.
Si la fonction de représentation est interrompue ou troublée, aucun symbole ne se forme. La structure d’expériences traumatiques n’est pas intégrée dans la relation triangulaire des signes décrite auparavant. À la place de la structure symbolique d’expériences conflictuelles se met une autre structure, qui se distingue par une logique binaire ou l’absence de logique. On peut citer ici des approches psychanalytiques diverses. Les expériences traumatiques restent – d’après Bion – des éléments bêta non digérés, et non pas des « choses en soi » inconscientes.
Ce que le traumatisme provoque, à savoir la naissance d’images et expériences d’effroi, isolées et indigestes, qui restent sans relations, cette dissociation comme effet traumatique est doublée en quelque sorte par une dissociation de défense ; utilisant une métaphore, je dirais qu’un deuxième mur est établi, pour isoler ainsi totalement les expériences éparses.
10:31 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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15.06.2010
MALTRAITANCE
Les premières approches d'enfants ont été celles d'enfants victimes de violences physiques avérées et présentant diverses traces de sévices subis tels qu'hématomes, fractures et brûlures. L'intérêt s'est ensuite porté sur les carences de soins massives se manisfestant par des troubles de l'état général, des blocages de croissance, des retards psychomoteurs ou des troubles du comportement.. Il porte aussi aujourd'hui sur les mauvais traitements psychologiques. Abus physiques, violence psychologique, et négligences constituent un problème à la fois fréquent et grave. Si le cas des enfants martytisés est particulièrement préoccupant, il ne faut pas pour autant négliger les enfants beaucoup plus nombreux qui souffrent de violences psychologiques longtemps ignorées des statistiques. Les conséquence des maltraitance sont particulièrement graves : énurésie, encoprésie, perte d'appétit , d'autres sont d'ordre émotionnel : dépendance, dépressivité, conduites de retrait , d'autres encore d'ordre cognitif : incompétence, retard d'ordre intellectuel ou comportemental, délinquance, agressivité, prostitution. On relève également des difficultés d'attention et de persévérance, un manque de contrôle de soi, des conduites agressives, des sentiments de culpabilité, des conduites autodestructrices et une profonde détresse.
Il s'avèrerait urgent de prévenir la mise en acte de la maltraitance, cette prévention pouvant s'effectuer au niveau des familles connues pour présenter un risque particulier de danger pour l'enfant. Mais elle pourrait aussi intervenir auprès de populations que des interventions psychosociales de masse, par l'intermédiaire des médias par exemple, pourraient aider à mieux intégrer ce que l'on peut et ne peut faire à un enfant.
La rencontre individuelle avec l'enfant victime de maltraitance physique ou sexuelle s'est bien améliorée. Pour qu'il se libère de son traumatisme, on sait mieux combien il est important de l'amener à parler de l'histoire interactionnelle et verbale de son « enrôlement » dans la maltraitance et aussi à évoquer l'un ou l'autre fait précis et leur contexte émotionnel et verbal. Il faut aller à la rencontre des soucis et questions qu'il exprime spontanément, quelles qu'elles soient, et sans doute ouvrir la porte à d'autres préoccupations qu'il n'émettrait pas spontanément ( par exemple : mauvaise image de soi rémanente; peur pour l'intégrité présente et à venir du corps sexué ; culpabilité pour s'être montré passif, s'être tu ou avoir éprouvé du plaisir, etc.). Il faut encore veiller à ne pas réduire l'enfant à la dimension « blessée » de son être.
Collection "Max et Lili"
09:39 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : maltraitance, violence, sévices, carence, comportement, mauvais traitement, dépression |
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27.05.2010
BOULIMIE

La boulimie est un des troubles des conduites alimentaires, qui se caractérise par un rapport pathologique à la nourriture se manifestant par des ingestions excessives d'aliments, de façon répétitive et durable. On peut observer chez les personnes boulimiques une dynamique de suradaptation à l’environnement. Les besoins et les désirs de l’environnement sont prioritaires, les leurs sont réprimés, vécus comme dangereux car elles ont peur de perdre l’amour de l’autre.
C'est pour cela qu'il y a incapacité à opposer un refus sinon par la fuite, une peur de la confrontation, une trop grande sensibilité au regard de l'autre. Elles développent ainsi une fausse personnalité, un faux-self. En conséquence, elles sont souvent dans l'ignorance de ce qu'elles veulent, indépendamment de leur besoin d'être aimées.
On retrouve un sentiment constant de vide et d’ennui, la terreur de décevoir l’autre, l’angoisse d’abandon, le sentiment d’être transparente, la solitude, la nullité et la honte, la rage quand elle déborde et bien sûr la culpabilité. La personne se coupe de beaucoup de ses émotions. Le fait même d’être dans le désir de l’autre entraîne la négligence de leur propre ressenti. Pour survivre, il va être indispensable de garder l’illusion d’avoir de bons parents, au prix du refoulement du passé, du déni et du clivage. ll y a anesthésie des émotions y compris de la souffrance. La personne devra se sentir accompagnée par le thérapeute, suffisamment rassurant et ferme pour qu’elle accepte d’écouter leurs ressentis.
L’amélioration se manifeste aussi par une meilleure tolérance au bon et au mauvais, avec soi et avec l’environnement. Elles supportent mieux les frustrations de la vie, elles deviennent moins sensibles au regard d’autrui et sont moins corrosives vis-à-vis d’elles-mêmes. Le contenu des émergences se modifie avec moins de honte et de mépris de soi. La disparition du déni et la diminution des phénomènes de clivage montrent qu’elles peuvent se confronter à la souffrance sans trop de désorganisation et de clivage.
00:21 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : boulimie, déni, clivage, faux self, angoisse, honte, rage, culpabilité |
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23.05.2010
STERILITE ET AVORTEMENTS SPONTANES
Quand un projet d'enfant ne se réalise pas, le couple se focalise sur cette grossesse et lui prête parfois une valeur symbolique telle qu'elle devrait résoudre toutes les difficultés relationnelles et existentielles. Plus cette grossesse tarde à venir, plus le couple et les individus expérimentent une souffrance très importante qui peut donner lieu à des manifestations psychologiques parfois dramatiques. Une souffrance si intense, avec une fixation sur la grossesse désirée, devient parfois une obsession. Elle est difficilement compréhensible si l'on ne tient pas compte de son origine. En effet, l'infertilité a des racines biologiques et psychologiques profondes, menaçant l'identité sexuelle et générale, voire même l'identité tout entière.
La découverte des causes organiques d’infécondité a donc conduit à repérer, par défaut, des stérilités inexplicables physiologiquement, qualifiées alors de psychogènes. De telles stérilités existent parfois. La cause est manifestement un traumatisme psychique violent. Evoquons les deuils, la naissance d’un enfant mort ou anormal, les avortements ou d’autres situations dramatiques, qui peuvent entraîner des infécondités.
La stérilité psychogène peut aussi être une conversion de l’interdit de l’inceste et du désir d’un enfant du père pour une fille qui traduit ce désir et son interdiction par l’impossibilité de concevoir un enfant d’un autre homme. Le même symptôme peut être la mise en scène d’une conflictualité materno-filiale, une forme de discrédit, de critique sans merci du trait identificatoire maternel, et ainsi de suite. C’est la carence du rôle du père qui explique la persistance d’un lien pathologique mère-fille. Le bébé inconcevable ne serait pas l’enfant du père ; l’hypothèse œdipienne semble réfutée. Ce serait le bébé de la mère, fait à elle ou par elle, souvent dans le projet conscient de la satisfaire ou la restaurer narcissiquement. Cette série de constructions inclut toute conjoncture névrotique où le symptôme est consciemment une souffrance, inconsciemment le compromis entre un désir et son interdit, entre deux désirs incompatibles, et/ou un conflit identificatoire.
Aussi est-il particulièrement utile, si on veut éviter l’escalade thérapeutique avec sa violence sur le corps, d’engager ces femmes dans un travail avec un psychologue qui peut éliminer les conflits inconscients et permettre enfin d'aboutir à une grossesse.
13:52 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : stérilité, souffrance, traumatisme, obsession, grossesse, conflit psychique |
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08.05.2010
PSYCHOLOGUE CLINICIENNE
Pour devenir psychologue, il faut effectuer une formation universitaire de 5 années minimum. Après avoir obtenu le bac, il faut faire une licence de psychologie. Cette dernière s’effectue en 3 années et comprend divers cours (psychologie clinique, biologie, statistiques, etc…). Il faut obtenir 10/20 de moyenne chaque année pour valider la licence. Il y a ensuite la maîtrise qui se fait généralement en 1 année, ou il y a des cours, des stages et la rédaction d’un mémoire de maîtrise. Il faut ensuite soit obtenir un DESS soit un DEA et dans tous les cas un stage professionnel pour pouvoir porter le titre de psychologue. Le DESS nécessite à nouveau la production d’un mémoire. L’entrée en DESS ou en DEA se fait sur dossier assorti ou non d’un entretien de sélection. Ce qui est pris en compte est le dossier, les stages et appréciations de stage, le projet professionnel, le mémoire de maîtrise. Suite au DEA il est possible de suivre une formation doctorale (en général sur 3 ans) débouchant sur la production d’une thèse.

00:30 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : psychologue, formation |
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04.05.2010
PERVERSION
Si la névrose impose une perspective analytique centrée sur l’intrapsychique, la perversion sexuelle et la perversion narcissique posent le problème de la prise en considération de la dimension interpsychique. L’emprise narcissique du sujet sur l’objet est au cœur de la défense perverse.
2 Ainsi, à la différence de la perversion sexuelle, la perversion narcissique témoigne d’une cruauté ou d’une malignité toute particulière. Elle implique que la satisfaction charnelle est secondaire dans une perspective où c’est tout l’être de l’autre qui est visé. La perversion sexuelle peut entrer en conflit avec le moi et le surmoi et avoir valeur de symptôme, alors que dans la perversion narcissique il y a un accord de la personnalité tout entière. La demande d’un travail psychique avec un analyste trouve rarement à s’exprimer chez le pervers narcissique ; toutefois, quand elle existe, c’est le plus souvent sous forme détournée, au moment où il se trouve confronté à d’autres plus forts et plus habiles, sur lesquels il veut tenter d’accroître son emprise.
5 Le pervers narcissique est un être agissant, ce qui comporte des incidences non négligeables en ce qui concerne son fonctionnement mental : vide de la pensée, peu ou pas de fantasmes, peu de rêves et quand il est question de scénario chez lui, il s’agira toujours de scénarios agis et non pas de scénarios imaginés. Car, dans la perversion, qu’elle soit sexuelle ou narcissique, il y a lieu de parler de figuration mais qui côtoie un niveau très bas de symbolisation. P.-C. Racamier a montré que la perversion narcissique est une façon de s’en prendre au narcissisme de l’autre. La voie a été ainsi ouverte pour se questionner sur l’influence de la pathologie des parents sur celle des enfants. On s’aperçoit le plus souvent, que le pervers narcissique a été lui-même un enfant narcissiquement abusé, notion qui nous permet de maintenir le cadre et notre position d’analyste.
14:49 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : perversion, emprise, narcissisme, manque de symbolisation |
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28.04.2010
BOULIMIE ANOREXIE
La boulimie et l’anorexie font partie des conduites addictives. La boulimie se caractérise par des épisodes impulsifs de suralimentation, alors que l’anorexie se définit par l’absence de prise de nourriture. Elles ne sont pas à mettre en opposition puisqu’elles coexistent fréquemment chez une même personne.
La boulimie et l’anorexie touchent surtout les femmes, mais également les hommes. L’anorexie est mortelle, avec un taux de mortalité de 5 à 9 % selon les sources; elle nécessite un suivi médical.
La boulimie se caractérise par des crises irrépressibles et répétées d’absorption massive de nourriture. Elle s’accompagne de:
- un sentiment de perte de contrôle de l’alimentation (impossibilité de contrôler les quantités consommées, le choix des aliments, le temps de la crise).
- des comportements compensatoires ayant pour fonction d’annuler la suralimentation (vomissements, laxatifs, exercices physiques excessifs, jeûne,….).
- un sentiment de vide interne, une tension (comblés par l’ingestion massive).
- une mauvaise estime de soi, influencée de manière excessive par le poids et la forme corporelle.
- des troubles de la perception de l’image du corps
Pour les personnes souffrant d’anorexie-boulimie , selon le vécu de chacun, la thérapie permettra notamment de travailler les points suivants:
- le non-dit et l’affirmation de soi
- l’image corporelle et l’estime de soi
- les troubles anxieux, le stress post-traumatique
- la gestion des émotions et des besoins
- les carences affectives et identitaires
13:18 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anorexie, boulimie, angoisse, corps, anxiété, carence affective, carence identitaire, thérapie |
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26.04.2010
L'ANOREXIE SOUS CONTROLE
L’emprise exercée en permanence par ces patients sur leur corps, leur psyché et leurs besoins ne manquera pas de s’exercer sur la personne de l’analyste. C’est l’un des obstacles les plus tenaces au traitement, difficile parfois à surmonter : c’est l’autre face de la toute-puissance. Ces scénarios contraignants de l’anorexie relèvent d’une structure avec une emprise qui témoigne d’une adhésivité à une imago maternelle jamais atteinte ni séparée. C’est le cycle infernal de la quête d’une mère qui a toujours manqué mais dont l’approche est si dangereuse que se présente le dilemme : détruire ou être détruit.
01:07 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emprise, toute puissance, anorexie, adhésivité, mort |
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19.04.2010
DEPRESSION ET ALCOOL
Anxiété et dépression :
Deux comorbidités sont associées à l'alcoolodépendance.
L' alcoolodépendance est rarement une maladie surgissant de manière isolée : dans de très nombreux cas, elle accompagne des troubles très fréquents aujourd'hui : la dépression et l'anxiété. L'alcool peut donner temporairement une impression de soulagement et la sensation d'être détendu. Environ 40% des alcooliques ou des personnes qui font preuve d'abus d'alcool souffrent de sy
mptômes qui sont proches de ceux de la dépression
La question de la psychothérapie se pose dans ce cadre en soulevant celle de la difficile mise en œuvre d'une psychothérapie qui soit à la fois centrée sur la dépendance et sur une nécessaire revalorisation narcissique du sujet, une responsabilisation et une affirmation de soi.
La dépression est, dans ce cas, sans nul doute le facteur le plus inquiétant de la triade anxiété-dépression-alcoolisation, en ce sens qu'elle est souvent à la source d'une « fuite dans l'alcool ». D'autre part, elle peut aussi être la conséquence d'une alcoolisation, voire un symptôme aggravant.
Inutile de toucher au symptôme de l'addiction, le fait de travailler les origines du besoin de boire suffisent à long terme pour supprimer l'addiction. Un thérapeute ordonnant à son patient d'arrêter l'alcool en thérapie serait similaire à la mère toute puissante dont la patient tente déjà difficilement de se séparer par des limites artificielles.
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23:08 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dépression, anxiété, alcoolisme |
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LA PASSION
Dans ses formes les plus contradictoires, la passion s'exprime comme une flambée d'une telle intensité qu'elle peut entraîner aussi bien, par ses excès, une ouverture créative orientée vers la vie, qu'une extinction psychique dont le calme apparent suggère l'imminence d'une mort psychique ou réelle.
D'où le sentiment d'un manque total de liberté, d'une absence de temps psychique pour la réalisation de désirs ; l'impression d'un mouvement pulsionnel obsédant et douloureux qui prend naissance au fin fond du Moi ; l'exigence psychique de rester accroché à l'autre en un mouvement circulaire permanent. La compulsion d'une répétition sans limites laisse apparaître une fascination de l'illimité, qui aimante leurs projets, quels qu'ils soient. La passion est ainsi l'amour impossible : elle exige la fusion, la passivité de l'amour absolu, de l'amour fou, et ne s'accomplit pleinement que dans le désir narcissique de la mort, dans la mort. La passion, en plaçant au second plan le désir et la satisfaction sexuels dans ce qu'ils nécessitent comme rencontre, comme partage, comme espace de rêverie qui inclut l'autre, suggère la répétition sans fin d'une expérience oubliée, l'inachèvement d'une rencontre. Tout lien durable, même s'il est vécu comme éternel, devient impossible, ne serait-ce qu'en raison des limites qu'instaure cette répétition. Les moyens de son expression, les gestes, les mots étant inaptes à traduire l'intensité, l'avidité, l'étendue du désir pour l'autre.
09:34 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : passion, fascination, amour, avidité, mort |
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14.04.2010
INCESTUEL ET INTRUSION
Par opposition à l’inceste, l’incestuel se définit comme un équivalent d’inceste. « L’incestueux dans ce que nous connaissons d’ordinaire en analyse c’est le fantasme et le produit d’une symbolisation, tandis que l’incestuel ne résulte d’aucune symbolisation. Il est tout dans l’agir, pas forcément dans le génital de l’inceste, mais plus souvent dans des équivalentsd’inceste qui sont des comportements à travers lesquels une relation de nature incestuelle transite. »[3] (Revue française de psychanalyse, 4, 1994)
25 La banalisation apparaît comme un obstacle majeur à la possibilité de repérer l’incestuel dans la clinique : la banalisation à voir avec ce que P..C. Racamier appelait « dénis diaphragmés ». Cette banalisation est fréquente chez les pervers qui tentent de faire passer pour normales, voire naturelles des conduites ou des situations familiales dans lesquelles des liens incestuels, voire incestueux sont à préserver à tout prix et qu’il faut soustraire au regard du clinicien. Le plus souvent, cette banalisation en l’autorité n’y est pas reconnue de même que l’altérité. Les enfants de ces familles sont des enfants mais en même temps ils peuvent se poser comme parents des parents ou du moins remplir telle ou telle fonction parentale. Le fonctionnement incestuel est le plus souvent difficilement perceptible, il est parfois simplement indiqué par le fait que les enfants n’appellent pas leurs parents papa et maman mais les désignent par leurs prénoms. La confusion des identités est importante. Il n’y a pas de limites entre vie privée et vie familiale. La porte de la chambre à coucher des parents ne ferme pas, les enfants ne sont pas protégés de la sexualité des parents.L’autre tabou transgressé par l’incestuel, est celui de l’indifférenciation des êtres, un tabou qui interdit de confondre les individus sur le plan corporel, psychique et social. L’angoisse d’intrusion est au premier plan chez tout sujet prisonnier d’une relation incestuelle, elle l’est tout particulièrement dans l’anorexie.
01:36 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inceste, incestuel, parent des parents, confusion, indifférenciation, intrusion, anorexie |
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12.04.2010
Psychologue clinicienne
Catherine Granaux
Profession : psychologue clinicienne
Adresse professionnelle : 14 rue Condorcet 75009 Paris.
Métro Gare du Nord, Poissonnière ou St Georges.
Téléphone : 06 19 97 39 96
N° ADELI : 511 212 212 000 16
Qualification professionnelle : Psychologue qualifiée par Psy en mouvement
Courant méthodologique de psychothérapie : psychothérapie psychanalytique
Type de patients : Adolescent
Adulte
Angoisse, dépression, addiction, abus sexuel, inceste, maltraitance,
anorexie, boulimie.
Type de séance : Individuelle
En couple
Thérapie psychanalytique
Soutien psychologique
Passation éventuelle de test du Rorschach et du TAT
Génogramme de la famille
Description : Psychologue clinicienne titulaire du DESS de psychologie clinique et du DEA de psychologie clinique à Paris VII.
00:27 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : angoisse, dépression, addiction, abus sexuel, inceste, maltraitance |
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11.04.2010
ADDICTION ET ANGOISSE
L’addiction a été expliquée par les troubles de l’identité, le faux self adaptatif, les difficultés de relation affective, la dépressivité, l’angoisse, le vide et, du point de vue métapsychologique, le polymorphisme et l’inefficacité des mécanismes de défense n’empêchant pas l’angoisse, la détresse, voire le désespoir. S’y ajoutent l’absence apparente d’ancrage dans l’organisation œdipienne, l’importance des mécanismes de clivage et de projection, la destructivité, la fragilité narcissique dans les rapports avec les objets.3 La pratique solitaire de la conduite addictive évite la relation à l’autre par un effacement du moi et du surmoi comme de l’objet, rendant possible l’expérience de la position d’omnipotence dans l’indifférenciation qui est à l’origine du Moi idéal. Pourquoi le rapport à l’autre est-il dangereux ? Le désir d’être aimé implique le refoulement ou le clivage de ce qui risquerait, en manifestant la différence, donc l’altérité de l’objet, de faire rupture, de comporter la destruction de l’objet et de soi, la haine, la culpabilité ou la projection paranoïde. La dépendance affective est insupportable parce que la fusion des désirs et des pensées abolit la différence et n’a pas d’autre alternative acceptable que le vide et la détresse. Dans ces cas, la dépendance addictive a pour contexte une dépendance affective pénible et inévitable par incapacité non seulement d’être seul mais aussi de refuser, de dire non, de prendre la parole en son nom propre, d'être avec les autres qui sont toujours trop loin ou trop près, entre l’abandon et l’intrusion dépossédante de soi.
02:23 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : addiction, angoise, détresse, abandon, intrusion, omnipotence |
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07.04.2010
ANOREXIE
Anorexie et fascination :
L'anorexie mentale peut devenir facteur de fascination pour les parents. L'obstination de l'adolescente dans son refus de se nourrir en arrive à apparaître comme une force qui à défaut de rassurer , fascine une famille en désarroi.
La conduite anorexique prend une dimension fétichiste faite d'un mélange de maîtrise, de déni et d'idéalisation. L'anorexique est dans le contrôle et la maîtrise permanente de ses besoins physiologiques, ce qui renvoie forcément l'image d'une puissance enviable.
Cette dimension fétichiste confère à l'anorexique, une place particulière faite de pouvoir similaire à celle de la figure grand-parentale.
La force du symptôme apparaît une fois encore de façon paradoxale , non seulement fascinante mais aussi rassurante.
Si les parents sont sollicités par l'inquiétude que provoque l'état de leur enfant, ils sont en même temps toujours tenus à l'écart par leur impuissance à les aider.
Grâce à la thérapie, la patiente devrait pouvoir abandonner sa conduite symptômatique et son refus d'identification maternelle. L'ensemble des investissements et des intérêts peut s'ouvrir dans un plaisir nouveau à échanger. En deux mots la patiente peut retrouver la responsabilité de sa guérison et le plaisir à réaliser ses potentialités personnelles.
00:54 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : anorexie, maîtrise, contrôle, déni, idéalisation, symptôme, thérapie |
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31.03.2010
L' automutilation à l'adolescence
L’automutilation est une blessure que l’on s’inflige soi-même. Il s’agit de violences physiques cutanées qui comprennent, outre des lacérations, des brûlures, essentiellement avec des cigarettes. Ce comportement prédomine à l’adolescence et particulièrement chez les filles.
« Se couper » soulage une douleur intérieure : le sang qui coule remplace les larmes. Les coupures par les lames calment l’angoisse.
La souffrance provoquée leur permet de se sentir « vivre ». Il arrive que ce sentiment d’exister soit particulièrement faible, et c’est dans ce contexte que les automutilations interviennent : souffrir donne le sentiment d’exister quand plus rien n’existe ou quand on a le sentiment de ne plus exister pour soi, donc permet durant un laps de temps de sortir d’un statut de mort-vivant.
Dès que l’angoisse excède un certain seuil, le sang versé silencieusement et secrètement apaise l’excès de tension sans pour autant alerter la famille, violence muette retournée contre soi. Ainsi les apparences sont sauves…
00:53 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : automutilation, violence, angoisse, mort-vivant, secret, adolescence |
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30.03.2010
SEPARATION-INDIVIDUATION
Mahler stipule que dans la réactivité de la dépression les traumatismes de la phase séparation-individuation.
C'est une phase préoedipienne du développement psychique. Mahler a décrit ce processus de séparation-individuation comme une différenciation du self de l'enfant, un sentiment d'individualité naissant qui prend place dans la psyché. Cette phase peut engendrer des conflits importants chez l'enfant. L'incompréhension émotive de la mère envers son enfant qui se dirige vers son indépendance peut influer sur son estime de soi de façon négative, interprétée et ressentie par l'enfant comme un sentiment d'abandon. L'angoisse de perte d'objet fait son apparition créant une base fertile pour l'affect dépressif. La réaction dépressive serait une réponse angoissante, difficile émotionnellement , associée à des affects d'incomplétude.
Mahler.M., Pine, F.Bergman.A (1980) La naissance psychologique de l'être humain. Paris. Payot
08:54 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dépression, traumatisme, séparation, individuation, abandon, angoisse |
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26.03.2010
INCESTE ET MALTRAITANCE
PSYCHOTHERAPIE DE VICTIME D'INCESTE / DE MALTRAITANCE
La victime adulte est notamment motivée par une recherche de reconnaissance, liée aux failles narcissiques qui ont entaché son enfance. Dans cette hypothèse, il y a lieu de toucher " l'enfant en souffrance ", enfermé dans cet adulte, de lui permettre d'exprimer sa rage, les traumatismes subis, sa culpabilité, sa déception et cela afin de l'aider à échapper en partie à une emprise infantile. En effet, la victime mélange souvent vécu antérieur et craintes actuelles.
L'action thérapeutique peut aller de l'aide au Moi, l'étayage, à la restauration des processus donnant accès à la représentation, grâce à une compréhension des phénomènes les plus archaïques.
En toute occasion, le but visé est de restaurer la subjectivation en aidant le patient à affronter la réalité. L'espace psychique est plus sûrement attaqué que le corps.
Un travail sur les affects pourra participer de la levée des clivages, des dénis et donc des secrets antérieurs et ouvrir l'espoir d'une possible mentalisation.
La victime cherche inconsciemment à vivre pour la première fois les éléments clivés qu'ils méconnaissent, faute de mentalisation et de symbolisation.
Ces patients doivent être pris en charge dans une thérapie psychanalytique tout d'abord en face à face car la position allongée peut réactiver une angoisse d'abandon trop forte.
Le thérapeute doit être suffisamment bon pour servir d'étayage et prévenir les passages à l'acte toujours possibles.
L'intervention thérapeutique devrait privilégier le soutien de la victime. La thérapie est un processus relationnel entre le patient et le psychologue. C'est à partir de leur propre langage que le psychologue peut les aider à se reconstruire psychiquement. L'incitation à la parole aide la victime à mentaliser son vécu et à diluer l'effet de l'emprise. La reconnaissance de la réalité de ses parents et les préjudices qu'ils lui ont fait subir lui permet de se libérer de ses agresseurs.
Il peut ainsi penser les causes de ses traumatismes à l'extérieur de lui, dégagé de sa culpabilité, il pourra accéder à l'épreuve de la réalité.
Il pourra expérimenter des émotions condamnées par ses parents.
La technique consiste à maintenir le cadre et le dispositif afin d'éviter une tentative de suicide ou un effondrement dépressif.
Le psychologue a une responsabilité parentale. Soit, il« est »une figure paternelle qui va l'arracher de la séduction maternelle originaire, soit une figure maternelle pour pallier aux carences précoces de l'environnement, soit les deux.
Le silence du thérapeute ne peut être que déconseillé et la position en face à face préconisée.
00:51 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inceste, maltraitance, victime, corps, emprise |
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24.03.2010
L'INCESTUEL
Paul-Claude Racamier, L'inceste et l'incestuel
Éditions du Collège.
Paul-Claude Racamier propose l'étude d'une pathologie nouvelle, celle de l'incestuel qu'il définit à partir d'un climat, qui, dans la vie familiale individuelle et collective, crée l'empreinte de l'inceste, sans qu'en soient nécessairement accomplies les formes génitales.
Dans son style imagé, il montre comment ce travail s'inscrit dans le développement de son oeuvre; il s'agit d'une pathologie que l'on peut mieux cerner, en se référant aux paradoxes de l'antoedipe. La pathologie incestuelle dépasse les conséquences de l'acte incestueux lui-même. La séduction pour la mère et le nourrisson est initiale et devrait conduire à la mise en circuit de l'oedipe. Mais ici chacun des partenaires tente d'exercer sa séduction, pour obtenir une relation exclusive, contre le tiers exclu, ce qui permet de comprendre comment se situe le fonctionnement primaire, tel qu'il fut décrit à partir des idées de Ferenczi.
La persistance indéfinie d'une telle situation définit la pathologie de l'antoedipe, celle qui conduit à la non-séparation de la mère et du bébé par le père, pour permettre à la mère primaire de durer indéfiniment. Il n'y a pas ici de tabou de l'inceste qui ait organisé la castration infligée par le père. La place de chacun dans son sexe et sa génération n'est pas précisée, le Surmoi ne se construit pas, l'objet n'a pas d'autre origine que son investisseur. Il est fétiche et donc inamovible. Il est l'objet des objets et donc interdit de désir : sa valeur narcissique est primordiale. Finalement, l'incestuel échappe à toute tendresse, car le sentiment tendre est l'adversaire typique de l'incestualité.
Ainsi P-C.Racamier va décrire les propriétés de l'incestuel qui sont après tout banales en apparence : jamais solitaire, l'incestuel n'est pas concret, il est toujours agi. L'inceste est par lui constamment mis en avant : il va le montrer, l'étaler et l'exhiber, il dissimule ainsi sa fonction profonde en un inviolable secret. "On vous le montre et vous le voyez sans le voir. Si vous voulez le voir vraiment, on vous le cache et même on se cache, jeu de cache-cache". Ainsi l'incestuel conduit-il à la mort, mais sans deuil de l'objet perdu d'où un noyau hermétique et narcissique. L'auteur ne nous fournira pas d'exemple clinique de cette pathologie dont le registre empiète à la fois sur le domaine de la psychose et celui de la perversion. Il s'agit toujours d'une pathologie familiale caractérisée par des constructions concernant les origines et la transmission des générations. Mais il y a toujours une rupture dans le fil rouge qui devrait nous amener jusqu'à l'originaire, d'où le démantèlement des liens et la constance du clivage. Cette pathologie est caractérisée aussi par la disqualification des fixations auto-érotiques, sur le plan rationnel par les erreurs affirmées du jugement, donc par la confusion entre système primaire et système secondaire de pensée : cette pathologie s'affirme, comme on peut le comprendre, dans le registre de la séduction narcissique.
02:12 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inceste, perversion, psychose, pathologie |
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23.03.2010
STRESS, ANGOISSE ET ANXIETE
L'inquiétude ou l'anxiété est un vécu extrêmement fréquent que nous connaissons tous plus ou moins.
L'anxiété est anormale lorsqu'elle empêche la personne de mener librement sa vie, lorsqu'elle devient un handicap. Elle doit alors être traitée.
Les médecins emploient le terme de troubles anxieux pour désigner des manifestations dominées par l'anxiété, la peur, l'inquiétude, le désarroi profond ou bien des comportements destinés à éviter des situations angoissantes (comportements d'évitement) ou des rituels excessifs nécessaires pour calmer une angoisse.
Les médecins distinguent 6 troubles anxieux différents :
* l'anxiété généralisée est une anxiété chronique, c'est à dire qu'elle dure depuis des mois ou des années
* le trouble panique où l'anxiété se manifeste par des crises aiguës d'angoisse.
* le trouble obsessionnel compulsif (TOC) où la personne est obligée de faire un rituel (compulsif) afin de chasser une pensée angoissante (obsessionnelle).
* la phobie sociale (phobie = crainte) est la peur d'être observée et jugée négativement.
* les phobies simples encore appelées phobies spécifiques (précises) où l'angoisse est déclenchée par des éléments bien précis (peur de l'obscurité, du cancer, des chats).
* l'état de stress post-traumatique où la personne revit durablement un traumatisme très violent.
Toutes ces manifestations entravent considérablement la vie du sujet et nécessitent une psychothérapie.

01:48 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : angoisse, anxiété, peur, phobie, troubles obsessionnels compulsifs, stress, psychothérapie |
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21.03.2010
chagrin d'amour
Inutile de chercher à le nier : un chagrin d’amour fait très mal, et cette souffrance intense ne peut pas être gommée du jour au lendemain. Il faut du temps pour guérir : de trois à six mois pour celles qui ont une vie bien construite par ailleurs (un travail, des amis, des enfants qui ancrent dans le quotidien) à deux, voire trois ans quand d’autres difficultés creusent davantage la plaie. Inutile de se jeter sur les antidépresseurs, l’alcool ou le premier partenaire venu pour oublier au plus vite : cette attitude de peur ou de déni n’aide pas à guérir. Elle renforcerait au contraire la dépendance à l’autre. Le psychologue peut aider à effectuer le deuil de la personne aimée.
13:07 Publié dans psychologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chagrin, deuil, déni, alcool |
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